Clicky

Subscribe to RSS Feed

Le nouvel album de Rhapsody (of fire) est sorti le 18 juin dernier.
Etant un fan depuis leur premier album studio sorti en 1997, j’avais complétement oublié de le pré-commander.

rhapsody

Rhapsody (of fire) est un groupe de heavy métal qui commence son aventure avec pour coeur son duo Lucas Turilli (guitariste) et Alex Staropoli (clavieriste) en 1994 sous le nom de Thunder Cross, et perça enfin quelques années plus tard sous le nom presque définitif de Rhapsody avec l’enregistrement de leur premier album Legendary Tales qui sera le début d’une longue saga d’aventure héroïque fantaisie à travers leurs albums studio; c’est après plus de 15 ans et quelques 10 albums que « From Chaos To Eternity » va apporter la conclusions du monde enchanté créer sous le plume de Lucas.

Le style musicale de Rhapsody à l’époque avait créé une petite révolution, un heavy métal puissant fortement orchestré, ne reniant pas une forte influence de musique classique et composition baroque, délivrant des mélodies endiablés, virevoltantes et entrainantes.
Le style fut appelé par leur créateur « Holywood Métal » …. tousse* très kitch *

Après une longue pause peu de temps après la sortie de l’album « Triomph Of Agony » en 2006, qui pour le coup porte bien son nom car ce fut une agonie pour moi et mes oreilles, à tel point que je suis fier de ne pas l’avoir dans ma collection, est resté silencieux pas mal de temps, suite à des désaccords avec leur maison de disque le groupe était en justice mais décida de préserver les fans de ce conflit et peu d’information ont filtrés.

rhapsody-groupe

Rhapsody (of fire) ressuscita l’an dernier avec la sortie de leur nouvel album « Frozen Tears of Angels » qui reçu des critiques élogieuses (un peu trop selon moi), soulignant un retour aux sources musicales qui fut leur premier succès et délaissant le style chiant redondant et prévisible qui avait fait pleurer mes oreilles en 2006. Ce retour était inattendu pour moi, j’avais fait une croix sur ce groupe depuis des années et à la surprise, Rhapsody avait tranché, c’est le style pêchu et compositions travaillés qui l’avait emporté pour ce nouvelle album, oh joie ! Enfin un retour à la qualité en 2010 !

From Chaos To Eternity (2011), un titre qui explique aussi une destiné et délivre la conclusion de l’histoire compté par ce dernier album, un album qui couronne dignement cette épopée musicale.
C’est un style très tranché également, plus que Frozen Tears Of Angels, les mélodies sont là, l’orchestration est là, les choeurs sont présent, les guitars sont enflamés.

From Chaos To Eternity, entrez dans le théâtre où la fin d’une saga vous sera comptés et tenez vous bien à votre siège, car l’édifice sera enflammés par des morceaux rapides, impétueux et passionnés exécutés par un Rhapsody qui souffle à nos oreilles comme une tempête de feu se déchainant à travers 9 morceaux, soit environ 55 minutes incandescentes.

L’oeuvre débute sur Ad Infinitium, où les guitares pausent l’ambiance et nous laisse penser que ca va bouger dans cette album, puis Mr Chirstopher Lee commence la narration pour nous situer où en sont les évènements de la saga, la fin de ce premier morceaux va crescendo et sera en fait l’introduction du deuxième titre qui porte le nom de l’album : From Chaos to Eternity, musique puissante, Rhapsody commence fort avec une composition pure jus qui déménage et qui comprendra des passages plus nuancés où la sensibilité et la tessiture du vocaliste Fabio Lione fait des merveilles, le refrain à se tapper la tête contre le mur va avec une orchestration et des choeurs en crescendo pour se calmer puis repartir avec des guitares excités.
Le 3ème morceaux, Tempesta Di Fuocco, débute sur des guitares expressives qui virevoltent et ne donnent aucuns doutes, cette 3ème partie sera une autre composition pure jus à la Rhapsody mais cette fois en Italien, la langue maternelle du trio de tête (Lucas, Alex et Fabio), là encore le batteur va nous marteler ce chant, épaulé par une rythme guitare tout en vitesse, laissant place à des solos à la composition et l’interprétation plus baroque mais toujours rapide, cette musique n’a que très peu de relâchement, et quand ils sont présent, c’est pour renvoyer les gaz peu de temps après.

Ghosts of Forgotten Worlds, c’est l’ovni de l’album, difficile à décrire et à classer, elle est extrêmement contrasté, aussi bien dans son style que dans sa composition. La guitare qui commence l’interprétation de la pièce rappellera l’introduction bourdonnante du printemps des 4 saisons de Vivaldi et laissera immédiatement la place à une rythmique métal old school qui balance pour s’étouffer subitement par un changement radical de rythme et d’instrument, petit passage à la guitare acoustique puis on repart middle tempo pour remettre les gaz sur ce qui sera un refrain des plus épique de l’album, puis rechute du rythme et ainsi de suite. Vraiment étrange à la première écoute, c’est pourtant un bon moment de l’album une fois qu’on a nos repères.

Anima Perduta, la balade, on l’attendait il faut dire, pour calmer un peu le jeu, Orchestration là encore de qualité, la musique au final manque d’identité, ce n’est pas une mauvais balade, c’est une balade quelconque à l’interprétation correcte sans être excellente connaissant le chanteur, c’est pour moi la petite déception de cette album, un poil chiant, je préfère les balades du précédent album sans hésitation.

Après une balade, connaissant Rhapsody, ça devrait repartir très fort, et c’est le cas :
Aeons of Ragging Darkness est une de ces rares compositions du groupe emprunt d’une touche death metal où Fabio dévie à 180° de son style de chant pour contraster sa performance. La musique est dynamique et ponctuer d’un refrain un brin folklorique qui donne à ce titre une identité assez forte tout en rapidité et puissance.

S’en suivra I Belong to the Star, une middle tempo dont la composition et le style sont en décalage avec le reste de l’album, c’est le genre de middle tempo qui collerai à n’importe quel album de métal. Là où Rhapsody tire habilement son épingle du jeu, c’est que cette musique est un régale pour les oreilles, les couplés s’enchainent sur une musique agréable avec des choeurs puissant, les guitares, la batterie, le clavier, tout vient mettre en valeur ce morceaux qui passe comme du petit lait, Fabio porte impeccablement de sa voix cette œuvre qui est une des meilleurs middle tempo qui m’ait été donné d’écouter (peut être la meilleur parmi celle de mes plus de 130 albums de métal que je possède), superbe travail !
On se demande pourquoi Fabio réussi ici avec brio alors qu’Anima Perduta aurai bien eu besoin d’une interprétation aussi bonne.

Tornado ! Attention la tornade approche ! Encore une excellente composition de l’album. Introduction au clavier et choeur, le vent se lève ! Petit passage à la guitare sur un rythmique plus lente et c’est l’oeil du cyclone tout de suite après, double pédale, guitares complétement folles qui enchainent les notes comme des furies, Fabio alterne entre sa voix death et sa voix classique, le tout rythmé par un martèlement rapide et puissant, passage rapide contrasté par la transition une composition plus musicale et moins brutale, laissant place à un refrain élancé superbe ou la double pédale perdure pour donner à cette partie de l’oeuvre une dimension épique, les solos seront à l’image du début, rapide et fougeux.

Heroes of the Waterfall’s Kingdom, un gros, gros morceaux, 19 minutes, et pourtant un excellent moment également. La touche final, la fin d’un de ce récit. Christopher Lee est présent pour la narration, puis s’en suivra un passage musicalement folklorique aussi bien sur la rythmique que sur les sonorités, utilisant guitare acoustique, flute, violon, choristes assez discrets, et le chant en italien de Fabio, quelques minutes plus tard, changement de style, orchestration au clavier pour introduire un passage métal au style de Rhapsody à ses tout début et il faut le souligner, ce sera un moment de nostalgie pour ceux qui ont découvert ces compositions épiques de Legendray Tales et Symphony of Enchanted Lands (en 1997 et 1998), tout est là, exactement comme au prémisse de l’ascension du groupe, un clin d’oeil aux fans de la première heure peut être?
Interlude instrumental ou la narration de Mr Lee s’invite puis laisse poursuivre les instrument et leur solo.
D’autre voix viendront décrire les événements du récit, passage peu convainquant qui manque d’interprétation et de sons pour poser le décor, c’est pour moi un passage qui vient entacher quelque peu la production, dommage. Ces dialogues se déroulent sur la musique qui n’a pas arrêté un instant et qui sauvent le tout pour enchainer sur un passage plus brutale avec pour la 3eme fois de l’album Fabio utilisant une voix death metal.
Les mélodies continuent et la narration reprend pour nous faire progresser vers le fin du récit, la musique repart sur le refrain principle pour un final crescendo de Fabio et des Choeurs …. petit silence …. les choeurs grandioses annoncent l’épilogue où les acteurs et narrateur lèveront le voile sur la conclusion et du sens qui se cachait derrière le titre de l’album, From Chaos To Eternity, où la transcendance des destinés de certains personnages clés de la saga.

Pour ceux qui auront la version digi-pack limité, il y aura en bonus une reprise de Iron Maiden, et le résultat est excellent, un heavy métal old schoold assez pêchu où tout le groupe fera un très bon travail, ce qui constitue un excellent digestif pour conclure notre écoute.

Cette album est un spectacle à lui tout seul, un joyaux idéal pour achevé l’ouvrage entreprit plus de 15 ans au part avant, le groupe est à fond dans sa passion, les guitares sont bavardes et enclin à ne laisser que peu de vide, le vocaliste délivre globalement une de ses meilleurs performances avec quelques petits passages à vide mais vite effacés par sa rigueur et son talent qui poussera tant de passages à être des moments forts de l’album. Les claviers et l’orchestration sont au rendez vous, laissant des vides quand ils sont nécessaires et mettant en valeur la composition global des oeuvres sans être superficiel mais efficace.
La rythmique est correcte, bien que je n’ai pas encore passé au crible fin la basse, la batterie traduit bien les moments forts, brutals ou épiques des morceaux et est au final la meilleur que les albums du groupe ont eu, faut dire qu’en général, à part la double pédale, je n’ai jamais trouvé Rhapsody porté sur une batterie travaillé pour faire corps avec les instruments et cela m’a toujours frustré à l’écoute, là c’est bon sans être magistral.

Pour la petite note, J’ai écris au début de l’article Rhapsody (of fire), car suite à des problèmes de droits, le groupe à du changer son nom de Rhapsody (déjà utilisé) par Rhapsody Of Fire, mais ayant utilisé Rhapsody tant d’années, peu import le rajout, ça reste Rhapsody pour tous les fans. J’avais également trouvé le « of fire » hors du contexte car je ne voyais rien de « of fire » depuis pas mal de temps dans leurs productions qui devenaient de plus en plus souvent moins fouillés musicalement; mais avec ce dernier album, Rhapsody Of Fire prend tout son sens.

De Masa: Je voulais aussi écrire un billet sur cet album, mais Sephael m’a devancé. Cela ne change rien, car en matière de goût musicaux nous avons le même avis sur la quasi totalité de ce que l’on écoute! Donc oui, après quelques déception de ce groupe que j’écoute depuis pratiquement ces débuts, ce dernier album est une réussite dans sa quasi totalité! Ils auraient pu mettre en couverture un phoenix pour bien prouver qu’ils sont de retour et ce, tel que nous les avions connu il y a quelques années. Sûrement un des meilleurs album de cette année 2011 qui marque le grand retour de Rhapsody!


Related posts:

  1. [Invitations] Crées des galeries photos de tes comptes Flickr, Facebook, Twitpic… avec Fuz.li
  2. Achat du jour comics, dosettes,T-shirt et Trois P’tits Points.

Tags: , , , , , ,

Laisser une réponse